Ce que je ressens et les mots que je choisis pour le dire
Quand on manque de mots, tout se mélange. En trouver quelques-uns suffit souvent à retrouver un peu de place.
On dit « ça va » ou « je suis stressé(e) » pour tout. Pourtant, derrière ces deux mots, il peut y avoir de la fatigue, de la déception, de la peur, de la honte ou de la tristesse. Ce ne sont pas les mêmes choses, et elles ne demandent pas la même réponse.
Pourquoi nommer aide
Mettre un mot précis sur ce que l’on ressent donne un peu de recul : on n’est plus « submergé », on est « déçu » ou « inquiet ». C’est une manière de se rendre l’émotion plus lisible, sans la faire taire.
Un petit exercice
- Posez-vous une minute, et demandez-vous : « Dans mon corps, où est-ce que je le sens ? »
- Cherchez trois mots possibles, même imparfaits : inquiet, vexé, soulagé, triste, agacé, épuisé…
- Gardez celui qui sonne le moins faux. Vous pouvez en changer.
Il n’y a pas de bon mot. Il y a le mot qui, aujourd’hui, vous ressemble un peu plus que les autres.