Une émotion n’est ni un ennemi ni un ordre
Une émotion donne une information. Elle ne dit pas forcément ce qu’il faut faire.
On a souvent appris deux attitudes : étouffer l’émotion (« ce n’est rien ») ou lui obéir tout de suite (« je suis en colère, donc je claque la porte »). Il existe un chemin entre les deux.
L’émotion comme signal
La peur dit : « quelque chose me semble menaçant ». La colère dit : « une limite a été franchie ». La tristesse dit : « quelque chose compte, ou a disparu ». Ces messages méritent d’être écoutés. Ils ne dictent pas pour autant votre geste.
Laisser passer la vague
Une émotion forte monte, culmine, puis redescend. Respirer, marcher quelques pas, boire un verre d’eau : ce sont des manières de traverser le pic sans agir dans l’urgence.
Réguler une émotion, ce n’est pas la supprimer. C’est lui laisser de la place sans qu’elle conduise.
Ensuite seulement, on peut se demander : « Qu’est-ce que cela m’apprend ? Que voudrais-je faire de cette information ? »